Sophie Audouin-Mamikonian

 

 

 

J’ai commencé à écrire à l’âge de douze ans. Maman tentait désespérément de m’intéresser à Rousseau, Voltaire ou Descartes, alors que je n’aimais qu’Asimov, Tolkien et Homère (dès qu’elle était là je l’assommais avec mes créations, je crois que c’est la raison pour laquelle elle a développé une sérieuse allergie à tout ce qui est elfe ou lutin !).

Fidèle reflet de cet amour pour la Fantasy, mon premier livre s’intitulait : Chanteclair le petit phénix d’or. C’était l’histoire d’un petit phénix d’or, dont les parents et toute la tribu étaient des phénix d’argent. Dans un pays où l’or n’existait pas, il était poursuivit par d’horribles charbonniers qui voulaient le transformer en lingots. Ce qui évidemment, mettait sa tribu en danger, bref, il lui arrivait des tas d’aventures centrées sur son exclusion et sa différence.

Puis j’ai découvert Alexandre Dumas.
Et là je suis devenue dingue.
Quel talent, quel fougue, quel débordement d’énergie ! Mes livres de fantasy se sont enrichis de faits historiques, de princesses et de sombres traîtres et la géopolitique a commencé à m’intéresser.
Puis j’ai lu Agatha Christie. Impossible de trouver qui était le coupable (la vache, qu’est ce que ça m’énerve !), j’étais confondue de stupeur devant son talent. Et c’est là que j’ai commencé à mettre des histoires policières complexes dans mes créations.
Ensuite, Anne Mac Caffrey m’a donné le goût des Dragons et Homère celui des pégases, des cerbères et des cyclopes, David Brin celui des interactions entre les galaxies, Terry Pratchett m’a entraîné dans son univers délirant du Disque Monde et David Eddings m’a démontré que la magie pouvait être passionnante pendant au moins dix palpitants volumes . Après avoir passé mes deux bacs (en Français j’avais eu Voltaire, Microméga, merci maman !) j’ai travaillé dans la pub, pour Jacques Séguéla, comme rédactrice conceptrice. Puis je me suis mariée avec le prince de ma vie, Philippe. Nous avons eu notre première fille, Diane et c’est là que j’ai commencé à écrire sur AutreMonde. Ce qui est amusant, c’est que j’ai créé la planète, puis la faune et la flore, puis les peuples, et enfin les personnages, en dernier.
L’idée de la magie m’avait été inspirée par Shakespeare. Dans Songe D’une Nuit d’Eté, d’où venaient ces elfes et ces lutins, ces fées et ces créatures magiques ? Pas de la Terre, ce n’était pas possible. Alors c’est ainsi qu’est née la planète AutreMonde.
J’ai envoyé mon manuscrit aux éditeurs en 1991. « Trop gros » m’ont ils répondu « trop touffu » « trop magique ». Les Presses de la Cité voulaient que je le coupe en trois tomes. Comme j’avais prévu dix tomes, cela multipliait par trois et donnait trente tomes ! Pffff ! J’ai refusé et j’ai attendu…
Attendu…
Attendu… que les éditeurs comprennent que les adolescents aiment lire les gros livres aussi et que la magie intéresse tout le monde. Celui-qui-a-une-cicatrice-sur-le-front, Vous-savez-qui est apparu et a fait un succès incroyable. Mes filles m’ont conseillé d’envoyer mon manuscrit et…magique ! Après dix-sept ans d’attente, j’ai été publiée tout d’abord par les Editions du Seuil pour Les Sortceliers et Le Livre Interdit, puis lorsque le succès de Tara est devenu international, par Flammarion pour Le Sceptre Maudit.

On me demande souvent si le fait d’avoir un titre d’Altesse Royale, Princesse héritière du Trône d’Arménie a eu une influence sur la publication de Tara. Ben non, hein, sinon ça ferait depuis longtemps que j’aurais été publiée ! La seule chose qui intéresse les éditeurs c’est la qualité du texte. Ils se fichent bien que vous soyez le roi des zoulous, tant que vous écrivez bien, c’est le principal. De plus, n'étant qu'une princesse parfaitement classique et sans aucun intérêt (non je n'ai pas de longue chevelure à la Rapunzel, et ne sachant pas tricoter, je ne cours pas le risque de me piquer à une quenouille), et n'ayant aucun dragon dans mes relations, je ne présentais aucune visibilité « people ». Très vite les Spatchounes, les Spalenditals, les dragons aux noms imprononçables, les Mrrrr, les Pouics, les Bizzz et les Mooouuus ont fait partie de la vie quotidienne de la famille et nous sont devenus très familiers (oui, je sais, nous sommes un peu…bizarres).
On me pose souvent la question : pourquoi suis-je devenue écrivain ? Je pense que l'hérédité joue pas mal dans mon cas. Il y en a déjà quinze dans la famille ! Nous devrions être dans le livre des records ! De mon arrière-grand-oncle Tristan Bernard (L'Anglais tel qu'on le parle…) à mon oncle Francis Veber (Le Dîner de cons…) en passant par mon grand-père Pierre Gilles Veber (Fanfan la Tulipe) et ma grand-mère Catherine Veber (Neige, Mademoiselle Fanny), tout le monde écrit dans la famille ! Faire de l'humour, chez nous, c'est… quasiment génétique… et parfois assez fatigant pour les autres. Enfin surtout pour mon entourage !
Voilà à peu près ce que je peux dire sur moi, le reste n'a aucun intérêt, alors je ne vous l'infligerai pas. Et maintenant il ne vous reste plus qu'une seule chose à faire. Lire Tara Duncan : Les Sortceliers, sa suite, Tara Duncan, le Livre Interdit, Tara Duncan : Le Sceptre Maudit, Tara Duncan : Le Dragon Renégat et Tara Duncan : Le Continent Interdit histoire de voir si vous allez autant vous amuser en le lisant que je me suis amusée en l'écrivant.

 

Voici son site :http://www.taraduncan.com/index.php

 

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Commentaires (1)

1. lilou 02/01/2012

TARA DUNCAN CTROP SUPER

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